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A bas le latin

À bas le latin ! en librairie vendredi 27 août 2010

Régis Messac

Préface par Anne-Marie Ozanam
Couverture par Cabu
Éditions ex nihilo
206 p., 15 €
ISBN : 978-2-916-185-10-1
Distribution : les Belles Lettres
 

À bas le latin ! pose la question relative à l’enseignement du latin. L’auteur fait ici le procès des défenseurs du latin et condense toutes les données qui se rattachent au sujet : création du collège unique, réforme des méthodes d’enseignement, surmenage, allègement des programmes, réforme des examens, lutte entre scientifiques et littéraires, accès à l’enseignement supérieur.

Pour l’auteur, un fossé s'est creusé entre la culture moderne, scientifique, et la vieille culture gothique, scolastique, catholique et romaine, dont le latin est la clef et le symbole. Si les humanités ont perdu de leur valeur intrinsèque, elles conservent une valeur sociale. La connaissance du latin est le shibboleth qui permet de distinguer le bourgeois authentique du faux bourgeois, du parvenu. Telle est la principale raison de leur résistance et de leur force.

Pour certaines familles, il suffit à l’enfant d’avoir « fait ses études » ; on pense qu’il en restera toujours quelque chose. Pour les professeurs, le latin n’est pas seulement un moyen d’existence, il est un signe de supériorité.

Le latin disparaîtra parce qu'il ne correspond à plus rien d'utile. Il n'est qu'un mourant soutenu par d’autres mourants. Il meurt par les deux bouts, car personne ne veut plus l’apprendre et bientôt personne ne pourra plus l’enseigner. Les élèves subissent l’enseignement qu’on leur impose, mais lui opposent une triomphale force d’inertie. Le latin disparaitra des programmes parce qu’on ne trouvera plus de maîtres assez compétents ni assez courageux pour l’enseigner.

Régis Messac appelle à ce qu'on cesse de considérer la supériorité du latin comme un dogme intangible. Il s’adresse à ceux qui connaissent la situation, à ceux qui l’ignorent, à ceux qu'on a trompés, aux dupes, aux sceptiques et aux victimes.

À bas le latin !, paru en 1933, fut écrit en réaction au projet des Compagnons de l’université nouvelle visant à la création du collège unique. Un projet de réforme « pavé de bonnes intentions » mais que Messac juge « très décevant ». Avec « l’allure prudente d’un traité de paix », le plan des Compagnons élude notamment « la question la plus importante de toutes, la question clef, la question du latin ».

De réforme en réforme, du plan Langevin-Wallon (1945) à la loi Haby (1975) instituant le collège unique, les propositions de Régis Messac seront reprises peu à peu. La suppression du latin, qui constitue pour Messac la pierre angulaire de la création du collège unique, montre que la réforme qu’il avait voulue n’a pas encore trouvé son terme. Une des raisons, sans doute, qui contribue pour certains observateurs à l’échec du collège unique.

Résultat des observations et des réflexions de l’auteur, À bas le latin ! est un livre écrit en français. Il aidera le lecteur à se faire une opinion.

Dernière édition de cette page : 17.09.2010 21:45 CEST